E-commerce vs. magasin : l'impact écologique

Le plus lourd n'est pas celui que vous croyez.

Le e-commerce a complètement transformé nos habitudes d'achat, particulièrement ces derniers mois avec la crise, rendant la livraison parfois indispensable. 

Parallèlement à cela, de grands industriels mettent le marché au défi tous les jours pour livrer plus vite et à moindre coût, au détriment de la qualité, des conditions de fabrications ou de l'impact environnemental, alourdissent le bilan carbone des achats en ligne.

Pourtant, ce n'est pas l'achat en ligne qui affiche le bilan carbone le plus lourd puisqu'il génère 3 à 4 fois moins de CO2 que l'achat en magasin.

Image © Arno Senoner

Le transport : qui fait le moins de kilomètres ?

Une boutique, en ligne ou physique, doit pouvoir réceptionner et stocker la marchandise reçue de ses fournisseurs dans un lieu dédié.

Sur le circuit physique, le producteur va livrer sa marchandise à une centrale d'achat (un seul et même lieu comme en e-commerce, permettant de grouper les achats, obtenir des tarifs préférentiels et de mieux équilibrer les espaces de stockage) qui ensuite répartit les stocks aux différents points de vente physiques : les magasins se font eux aussi livrer.

Il y a donc un intermédiaire et du transport supplémentaire entre producteur et consommateur sur le circuit physique. En e-commerce, un seul et même lieu centralise toutes les réceptions et tous les envois : il n'y a pas d'autre intermédiaire.

Réponse : le e-commerce.

Image © Chuttersnap

Le stockage : qui consomme le moins ?

La consommation en énergie entre un e-commerce et une boutique physique n'est pas du tout la même. 

Une boutique physique accueillant du public va impliquer une consommation d'énergie conséquente pour chauffer, éclairer, climatiser ou rafraîchir le lieu et les produits durant les heures d'ouverture. Et ce calcul doit être fait en prenant en compte la multiplicité des points de vente.

En e-commerce, ces dépenses sont amoindries puisque le centre de stockage est unique. Le chauffage et la climatisation n'y sont pas constants, et c'est le même lieu qui sert indirectement à la vente. Une économie considérable en énergie.

Réponse : le e-commerce.

Image © BrandableBox

Les emballages : qui pèse le moins lourd ?

En livraison, l'entreprise est responsable de l'état dans lequel les acheteurs vont recevoir leur commande. Il s'agit donc de bien protéger sa marchandise et contenants afin qu'elle arrive en bon état, sans alourdir ces commandes, techniquement et donc écologiquement parlant. Cela peut donc impliquer plus d'emballage et de matière.

Alors oui, il y a de l'abus et il faut lutter contre l'espace vide dans les véhicules de livraison. Selon une étude belge du VIL, réalisée sur 264 paquets en 2016, en moyenne seulement 63% de l'espace des cartons d'envoi est utilisé. Tout dépend de la façon dont le distributeur cale ses produits dans la commande.

En boutique physique les consommateurs ont davantage de liberté sur l'emballage final des produits puisque ce sont eux qui décident quel produit acheter et quel emballage. 

Commander en ligne oui, mais avec des choix de packaging optimisés et durables, impliquant un engagement, une transparence et de la pédagogie supplémentaire de la part du distributeur en ligne pour inciter à réutiliser ou correctement trier les déchets liés aux emballages de livraison.

Réponse : cela dépend, mais plutôt le magasin.

Image © Scott Webb

Le dernier kilomètre : qui pollue le moins ?

Il s'agit de la dernière distance parcourue par la marchandise : pour arriver jusqu'à vous (ou l'inverse). C'est là que la différence de carbone est la plus significative.

Un camion de livraison de commande consommera 2 à 3 fois plus qu'un véhicule de particulier, mais il transporte également 10 fois plus de marchandises et desservira plus de foyers en un seul trajet.

Toujours sur internet, avec une livraison en point relais : les camions mutualisent les trajets et réduisent donc le temps de transport : c'est l'option à préférer... Si 75% des livraisons se faisaient en point relais, l'impact environnemental du dernier kilomètre pourrait être réduit de 60 à 80%, selon une étude du VIL, encore faut-il que le client final aille chercher sa commande avec un mode de transport non polluant.

Pour cette raison, se déplacer à pied ou à vélo reste la meilleure solution.

Réponse : le e-commerce car la livraison, groupée, économise des trajets individuels.

Image © Stefan Fluck

Les critères qui alourdissent le bilan

Les retours

En moyenne, les retours sont 2 à 4 fois plus élevés avec le commerce en ligne. En faisant ses courses et en achetant ses produits habituels, on s'assure de leur utilité et on évite des trajets motorisés supplémentaires dûs aux retours. Dans le secteur alimentaire, le taux de retour est presque nul, alors que pour l'habillement, il est de tout de même de 15%.

La livraison express

Les modes de livraison express (24h, et même dans la journée) se sont également démocratisés pour donner meilleure satisfaction à la clientèle, mais alourdissant le bilan carbone puisqu'ils impliquent le transport aérien qui est bien plus lourd que le transport routier.

Mais on a peu d'espoir que cela ne prenne trop le pas sur le reste puisque 75% des Européen.nes pourraient attendre leur commande plus longtemps en connaissant l'impact carbone de celle-ci avec une livraison express et seraient mêmes prêt/es à payer plus cher une livraison plus responsable.

“Livrer en urgence, par petites quantités, et multiplier les trajets augmentent la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre” nous précise l'ADEME dans son rapport sur la pollution numérique, on y vient.

La pollution numérique

Ce rapport de l'ADEME met en garde sur la pollution numérique du e-commerce : aller sur le web, naviguer, sélectionner un produit, payer, recevoir les e-mails de confirmation et de suivi de commande... Pendant ce temps, les datacenters (hébergeurs informatiques qui permettent de stocker et gérer des données) marchent et consomment de l'énergie.

Un achat en ligne serait donc égal à un trajet de 1km en voiture en termes de CO2. Pour cette raison il faut donc privilégier les achats groupés et maximiser ses courses pour réduire les temps et le nombre de trajets.

Image © Kelly Sikkema

Comment optimiser son empreinte carbone ?

À privilégier lors de ses achats en ligne :

• Éviter les livraisons express
• Maximiser les achats groupés et à plusieurs acheteurs
• Privilégier les achats sûrs, sans retours : l'alimentaire, les produits de nécessité
• Préférer la livraison en point relais

À privilégier lors de ses achats boutique physique :

• Se déplacer à pied, à vélo, trottinette, vélo, skate... 
• Favoriser les commerces de proximité, les AMAPs, ruches, marchés et commerces en direct producteur
• Refuser les sur-emballages et prendre ses propres sacs robustes

Et nous, on en dit quoi ?

Le mieux, pour nous, vous l'imaginez, c'est acheter en ligne.

On souhaite mettre à disposition ces produits sains, bio et meilleurs pour la planète à la disposition d'un maximum de personnes, en s'engageant sur plusieurs points pour optimiser notre empreinte (qui existe, bien sûr) :

• nos modes de livraison disponibles : vous avez le choix entre la livraison à vélo, en point relais ou à domicile
• nos emballages réduits à leur minimum, biodégradables ou réutilisables avec la consigne
• nos producteurs, les plus locaux et groupés possible : plus de la moitié sont français ou parisiens et on achète toujours en gros et plusieurs références

Vivons mieux, emballons moins, achetons conscient.

SOURCES

Eco Conso : Vente en ligne, quel impact sur l'environnement ?
Slate : Faut-il se faire livrer en ligne ou se déplacer pour réduire son empreinte carbone ?
Wedemain : Quel est le coût écologique des livraisons ? 
La Fourche : Tout savoir sur l'impact carbone de la livraison
ADEME : La face cachée du numérique

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